Vol. 39, Nº 2 (2011)
Date de publication : 2011-05-16
Nombre d'articles : 14
Articles
Résumé
Bien que loin des combats de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux citoyens de Saskatoon ont éprouvé l'étrange sensation d'être assiégés. Durant ces années, des résidents apeurés croyaient que la ville était sous la menace d'une succession d'ennemis, y compris les Canadiens d'origine allemande, la Wehrmacht d'Hitler, les Canadiens japonais, les communistes et la section saskatchewanaise de la Fédération du commonwealth coopératif. L'ennemi qui occupait le feu des projecteurs a changé au gré du temps et des vicissitudes de la guerre. À l'été de 1944, les ennemis qui avaient semblé si réels durant les premières années de la guerre avaient presque disparu. Au lendemain du Jour J et des élections provinciales du mois de juin, les résidents de Saskatoon ont progressivement surmonté leur paranoïa de guerre et tourné avec optimisme leur attention vers les besoins plus urgents de la reconstruction nationale.
Résumé
Cet article propose une critique de la cohésion et de la solidarité sous-entendues dans de nombreuses études de la diaspora par le biais d'une exploration du rôle de la mémoire historique comme force perturbatrice sur les sites locaux de l'expérience diasporique. L'article porte sur une série de débats controversés autour des questions du logement et du développement à Vancouver des années 1960 aux années 1980, débats impliquant des groupes de Canadiens d'origine chinoise ou de récents immigrants chinois. Grâce à des recherches en archives et des entretiens, la controverse entourant la construction de « maisons monstres » par des investisseurs et immigrants chinois vers la fin des années 1980 se révèle être complètement détachée de la solidarité créée au sein de la communauté chinoise de Vancouver une génération plus tôt par des campagnes pour sauver le quartier résidentiel de Strathcona et la zone commerciale du Chinatown adjacente. L'article conclut que l'absence de mémoires partagées dans un espace local sape le potentiel de mobilisation politique au sein d'une communauté diasporique.
Résumé
Le but de cet article est d'examiner le rôle important des commissaires de la commission des affaires municipales de l'Ontario (CAMO), qui ne sont pas élus, dans l'opposition de l'autoroute Spadina entre la période initiale, en 1963, jusqu'à l'abandon du projet, en 1971. Après des années d'opposition populaire, l'enjeu d'autoroute est arrivé devant la CAMO au cours des derniers mois de 1970. La CAMO a alors dû peser les intérêts majoritaires—comme ceux du Metro Council, qui était en faveur de l'autoroute—et les intérêts minoritaires des militants communautaires, des propriétaires qui auraient été déplacés par l'autoroute et le réseau croissant des individus et institutions qui s'opposaient à la construction de l'autoroute. Le mandat de la CAMO lui a donné une grande marge de manoeuvre pour évaluer cet enjeu et elle a étudié l'influence de plusieurs exemples d'autoroutes dans d'autres villes en Amérique du Nord. Après cette étude, la CAMO a voté en faveur de l'autoroute. Mais, pour la première fois dans la longue histoire de cette institution, ses membres n'étaient pas unanimement d'accord. L'opinion de Joseph Kennedy, le président de la CAMO, était en faveur du groupe minoritaire. Avec son opinion, il a créé un terreau fertile pour un débat sur le rôle de la CAMO dans l'aménagement urbain et la gouvernance municipale. De plus, il a créé les bonnes conditions pour le premier ministre de l'Ontario lui permettant d'intervenir et d'annuler l'autoroute quatre mois plus tard. Cet article traite aussi du rôle général de la CAMO et son importance dans les débats municipaux entre les commissions d'aménagement du territoire, qui ne sont pas composées d'élus, et les conseils municipaux.
Résumé
Cet article examine l'émergence et l'évolution des immeubles d'appartements dans les parties centrales de l'île de Montréal de 1880 à 1914 alors que l'urbanisation, l'industrialisation et les transformations du territoire et de ses habitants occasionnent leur développement. Cette mise en contexte sert de toile de fond au coeur de l'article où le corpus de 218 immeubles d'appartements a été divisé en trois phases permettant d'examiner l'évolution de ce nouveau type d'habitation. La première phase, les prémices et les balbutiements, se déroule de 1880 à 1904. Elle est caractérisée par le passage de l'hôtel d'appartements à l'immeuble d'appartements, par un nombre limité de constructions dans un territoire restreint et par une volonté d'expérimentation. Entre 1905 et 1909, durant la deuxième phase de développement et de construction, beaucoup plus d'immeubles d'appartements sont érigés dans un territoire plus étendu et les modèles se diversifient. Finalement, la troisième phase, de 1910 à 1914, voit un nombre toujours plus élevé de constructions dans un territoire toujours plus grand et la consolidation des modèles développés dans la phase précédente. Cet article s'intéresse également à trois modèles d'immeubles d'appartements qui se démarquent par leur taille, leur forme de plan au sol et le degré d'ornementation, et s'imposent pour l'ensemble du territoire et de la période étudiée. Pour terminer, l'article brosse le portrait des caractéristiques tout en étudiant quelques bâtiments qui servent d'exemples.
