Comité de rédaction
Codirecteurs
Alan Gordon est membre du département d’histoire de l’université de Guelph. Il détient ses diplômes de l’université de Toronto et de l’université Queen’s, où il a terminé sa thèse en 1997. Sa recherche porte sur l’influence des représentations historiques sur les comportements politiques et culturels. Il est l’auteur de Making Public Pasts: The Contested Terrain of Montreal’s Public Memories (McGill-Queen’s University Press, 2001) ainsi que de nombreux articles sur l’histoire urbaine, l’histoire politique et la mémoire. Il a été rédacteur invité du numéro d’automne 2005 de la Revue d’histoire urbaine.
Claire Poitras est professeure agrégée d’études urbaines à l’Institut national de la recherche scientifique–Urbanisation, Culture et Société. Ses intérêts de recherche portent sur la métropolisation et les réseaux techniques urbains, l’histoire urbaine environnementale, la revitalisation urbaine et les stratégies de transformation des images de la ville. Elle est l’auteure de La cité au bout du fil : Le téléphone à Montréal, de 1879 à 1930 (Presses de l’Université de Montréal, 2000) et d’articles parus dans la Revue d’histoire de l’Amérique française, Globe, Histoire urbaine, Revue d’histoire urbaine, Journal of Urban Affairs et la Revue internationale d’études canadiennes.
Rédacteurs adjoints
Stephen Bocking est professeur d’histoire environnementale et de politique à l’université Trent. Il s’intéresse à l’histoire environnementale urbaine, ainsi qu’à l’étude historique et contemporaine (par le biais d’études de cas) de l’interaction entre savoir scientifique et politique environnementale. En 2005, il a été rédacteur invité d’un numéro thématique sur l’histoire environnementale urbaine au Canada de la Revue d’histoire urbaine. Il a aussi écrit ou dirigé plusieurs livres, dont Nature’s Experts: Science, Politics, and the Environment (Rutgers University Press, 2004), Biodiversity in Canada: Ecology, Ideas, and Actions (Broadview, 2000), et Ecologists and Environmental Politics: A History of Ecology (Yale University Press, 1997).
Michèle Dagenais est professeure titulaire au département d’histoire de l’Université de Montréal. Spécialisée en histoire urbaine et politique du Québec et du Canada, elle travaille depuis une dizaine d’années sur les diverses formes prises par les rapports de pouvoir dans les villes. Elle s’intéresse au processus de construction de l’espace urbain en cherchant à éclairer comment il met en jeu des articulations particulières entre environnement et individus, et comment la nature est mise à contribution et exploitée dans le développement des villes. Elle a publié récemment Faire et fuir la ville. Espaces publics de culture et de loisirs à Montréal et Toronto aux XIXe et XXe siècles, Sainte-Foy, Presses de l’Université Laval, 2006.
Magda Fahrni est professeure au Département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), où elle enseigne l’histoire du Québec, l’histoire des femmes et l’histoire de la famille. Elle est l’auteure de Household Politics: Montreal Families and Postwar Reconstruction (University of Toronto Press, 2005). Ses recherches actuelles portent sur le risque et le danger en milieu urbain au début du XXe siècle.
Robert Lewis a obtenu son doctorat de l’Université McGill et est présentement professeur associé de géographie à l’université de Toronto. Il a été co-rédacteur de la Revue d’histoire urbaine de 2001 à 2007. Ses recherches portent principalement sur les processus de fabrication, la géographie urbaine de la fabrication et la suburbanisation industrielle au Canada et aux Etats-Unis entre 1850 et 1960. Il est l’auteur de Manufacturing Montreal: The Making of an Industrial Landscape, 1850–1930 (Johns Hopkins University Press, 2000), de The Manufacturing Suburbs: Building Work and Home on the Metropolitan Fringe (Temple University Press, 2004) et d’articles sur de nombreux sujets, y compris les quartiers planifiés à Chicago, les industries de l’automobile te du tabac à Chicago et Montréal, le design des usines du début du XXe siècle et les banlieues industrielles. Il est l’auteur d’un livre sur les réseaux manufacturiers à Chicago entre 1860 et 1940 paru en 2008 aux University of Chicago Press.
Responsables des comptes rendus
Annie-Claude Labrecque possède une maîtrise en histoire de l’Université de Montréal depuis 2009. Elle s’intéresse particulièrement à l’histoire urbaine et environnementale du XIXe siècle. Présentement, elle occupe un poste de professionnelle de recherche pour le réseau interuniversitaire en Études urbaines Ville Région Monde de l’Institut national de la recherche scientifique – Urbanisation Culture Société.
Comité consultatif de rédaction
J. William Brennan enseigne l’histoire de l’Ouest canadien et de la Saskatchewan, ainsi qu’un cours en
histoire urbaine des prairies, à l’université de Régina. On compte parmi ses publications Regina: An Illustrated History (James
Lorimer, 1989) et plusieurs articles sur l’histoire de la capitale provinciale de la Saskatchewan. Il est aussi président de la
Saskatchewan Heritage Foundation, organisme qui aide à financer la réhabilitation du patrimoine construit de la province.
Richard Dennis est chargé d’enseignement en géographie au University College London en Angleterre,
où il enseigne la géographie historique et où il est responsable d’une maîtrise sur la modernité, l’espace et le lieu (Modernity,
Space and Place). Spécialiste de la géographie sociale et culturelle des villes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, il
a mené des recherches approfondies sur la disponibilitédu logement et le taux d’occupation, particulièrement en appartement, à
Londres et Toronto. Il s’intéresse aussi aux représentations littéraires et artistiques de la vie urbaine, y compris les oeuvres de
George Dissing dans le Londres victorien et de Morley Callaghan dans le Toronto de l’entre-deux-guerres. Il est l’auteur de Cities
in Modernity: Representations and Productions of Metropolitan Space 1840-1930 (Cambridge University Press, 2008), ouvrage
qui porte sur Londres, New York et Toronto.
Donald Fyson est professeur agrégé au Départment d’histoire de l’Université Laval spécialisé en histoire
du Québec aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles. Il s’intéresse particulièrement au rapport entre État, droit et société, thème qu’il a
étudié dans Magistrates, Police and People: Everyday Criminal Justice in Quebec and Lower Canada, 1764–1837 (University of
Toronto Press, 2006). Ses projets de recherche actuels portent sur la violence entre hommes au Bas-Canada et sur la justice
pénale dans la ville de Québec (1840-1960).
Jason Gilliland est directeur du programme en développement urbain au département de géographie de
l’université Western Ontario. Sa formation scolaire et professionnelle s’est faite en architecture, urbanisme et géographie
humaine et ses recherches intègrent les trois disciplines. Il s’intéresse particulièrement à la dynamique du changement social et
morphologique à l’échelle tant de villes entières que d’immeubles particuliers et de leurs occupants. Ses projets continus de
recherche portent sur des aspects variés et étroitement liés de l’urbanisme et du développement, du logement, des
environnements des enfants et des questions de santé urbaine.
Steven High est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire publique à l’université
Concordia. Il est l’auteur de Industrial Sunset: The Making of North America’s Rust Belt (University of Toronto Press, 2003) et
coauteur avec le photographe David Lewis de Corporate Wasteland: The Landscape and Memory of Deindustrialization (2007),
chez Between the Lines et Cornell University Press. Il est également co-directeur du Centre for Oral History and Digital
Storytelling.
Serge Jaumain est historien et professeur à l’Université Libre de Bruxelles où il dirige deux centres de
recherche, le Centre d’études canadiennes (CEC) et le Centre interdisciplinaire de recherche sur l’histoire de Bruxelles
(CIRHIBRU), qui regroupent chacun une cinquantaine de chercheurs. Il est également le coordinateur du réseau européen
d’études canadiennes. Il a obtenu en 2005, le prix international du Gouverneur général du Canada pour ses travaux et activités
en études canadiennes.
Ses recherches actuelles portent principalement sur l’histoire des grands magasins en Europe (XIXe-XXe siècles), l’histoire
comparée de Bruxelles et Montréal et l’étude des guides de voyage comme nouvel objet historique. Il a écrit ou dirigé une
vingtaine d’ouvrages portant principalement sur l’histoire socio-économique de la Belgique et du Canada.
William Jenkins est professeur adjoint de géographie à l’université York. Il détient un baccalauréat et une
maîtrise de l’université nationale d’Irlande (University College, Dublin) ainsi qu’un doctorat de l’université de Toronto qu’il a obtenu
en 2001. Ses publications ont jusqu’ici porté sur la transformation agraire en Irlande aux XIXe et XXe siècles et sur les
immigrants irlandais dans les centres urbains de l’Amérique du Nord au XIXe siècle. Il termine actuellement un livre qui compare
les expériences d’immigrants irlandais et de leurs descendants venus s’établir à Buffalo et Toronto vers 1867-1916.
Larry McCann est professeur de géographie à la University of Victoria. Avant de retourner à Victoria, il
a été titulaire de la chaire Davidson et directeur du programme d’études canadiennes à l’université Mount Allison. Il est l’auteur de
nombreux ouvrages sur l’histoire des ville canadiennes et a dirigé la rédaction de Heartland and Hinterland: A Geography of
Canada (Pearson Education, 1997). Il a été le premier lauréat du prix d’excellence en enseignement des sciences sociales à
l’université de Victoria. En 2002, la Société géographique royale du Canada lui a décerné la Médaille Massey pour ses
nombreuses contributions à l’enseignement et à la communauté. En 2006 il a reçu des prix de la Heritage Society of British
Columbia pour ses recherches ainsi que de la Hallmark Society de Victoria pour avoir inculqué à ses étudiants la valeur de la
préservation du patrimoine. Il rédige présentement un livre qui porte sur l’influence qu’a eu l’architecte paysagiste John Charles
Olmsted sur l’évolution de la suburbanisation des villes de l’Ouest canadien.
Suzanne Morton enseigne au département d’histoire de l’Université McGill. Elle est l’auteure de At Odds:
Gambling and Canadians, 1918–1969 (University of Toronto Press, 2005) et réalise actuellement une étude du bien-être social et
de la profession de travailleur social au Canada.
Pierre-Yves Saunier est chercheur au Centre National de la Recherche Scientifique à l’UMR 5600 (Unité
Mixte de Recherche « Environnement-Ville-Société »), Lyon. Il travaille sur les espaces de circulation construits au cours du XXe siècle autour de certaines « questions urbaines » et de l’administration publique. Il a récemment publié « Circulations,
connexions et espaces transnationaux » dans Genèses (nº 57, décembre 2004), « Going transnational? News from Down
Under » sur le forum histoire.transnational (13 janvier 2006, http://geschichte-transnational.clio-
online.net/forum/id=680&type=artikel), et « La toile municipale aux XIXe et XXe siècles : un panorama transnational vu d’Europe »
dans la Revue d’Histoire Urbaine (34, nº 2, printemps 2006).
Sylvie Taschereau est Professeure agrégée à l’Université du Québec à Trois-Rivières où elle enseigne
l’histoire économique et sociale du Canada des XIXe et XXe siècle. Ses travaux portent d’une part sur l’histoire de l’immigration et
des relations interethniques et d’autre part sur l’histoire sociale et culturelle du commerce et du crédit. Ses recherches en
cours, menées en collaboration avec Yvan Rousseau (UQTR) et Martin Petitclerc (UQAM), concernent l’évolution du rapport à
l’argent chez les Québécois du XXe siècle, étudiée à travers les interactions entre l’État, les institutions financières, les pratiques
populaires et les normes sociales (CRSH 2006-2009). Elle amorce par ailleurs un nouveau chantier de recherche : celui de la
transformation des rapports entre majorité et minorités au Québec, dans la seconde moitié du XXe siècle.
Shirley Tillotson est membre du département d’histoire de l’université Dalhousie. Elle a publié dans
plusieurs domaines relatifs à l’histoire urbaine, y compris la collecte de fonds pour les organismes de bienfaisance, la
participation citoyenne aux services municipaux, les activités des conseils du travail et du bien-être social et (en termes
comparatifs) la télégraphie urbaine et rurale. Ses recherches actuelles portent sur l’histoire culturelle des impôts, y compris les
impôts municipaux.